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C’est Magnifique

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© 2007 FamGroup. Production license 2007 Justin-Time.

This is an old joke among jazz musicians : Q: What do you call a man who can play the accordion but doesn’t? A: A gentleman.

But the fact is that the accordion is like any other instrument – it is attractive only when played well.   Commonly associated with European ethnic music, such as the polka, the accordion has been little used in jazz except by a few, Art Van Damme being the best-known; Ernie Felice, who recorded with Benny Goodman; Matt Mathews of Belgium; and Pete Jolly, whom you hear on a lot of Henry Mancini scores. I have always had a taste for the instrument, and the best jazz accordionist I ever heard was the late Gordie Fleming.  You hear Gordie a lot on this record. And among the singers is Joanne Miller, née Lalonde, whom Gordie married and whose daughter Heidi compiled and produced this fascinating produced this fascinating collection of singers who worked in Montreal in the fi fteen years between 1953 and 1968. Gordie was one of the most prominent of the many excellent jazz musicians active in Montreal during that time.   During the fi rst part of that period, I was a reporter for the Montreal Star, and I knew a lot of them, including Nick Ayoub, Al Baculis, Steve Garrick and Hal Gaylor, who was soon to move south of the border to join the Chico when love comes in when love comes in Hamilton group (and later, Tony Bennett). Guido Basso, who is a member of the Buck Lacombe group on I’ll Take Romance, made his venture down into the States, but returned. I think the first jazz musician I met in Montreal was the fi ne vibes player Yvan Landry.

During that period, the Johnny Holmes band reigned as one of the fi nest big bands in Canada, playing at Victoria Hall and on the CBC. The Holmes band, of course, was over the years host to many fi ne musicians, including Oscar Peterson and Maynard Ferguson, and on this record you can hear how good it was.   But I was unaware during my years in Montreal of the many fine singers there were. Indeed, I think the only one I heard in that period was Joanne Miller. The pool of vocal talent was much larger than I knew.   During that period in Montreal — and indeed across Canada — there was always a sense of being overshadowed by the Americans and, to a lesser extent, the British. We didn’t know how good our people were. This compilation proves how wrong we were.

The compilation in itself is quite remarkable. Heidi accomplished it by drawing on CBC radio broadcasts, transcriptions, air checks and TV shows, and even in one case a demo record. History is always being lost – Heidi Fleming has assured that a significant piece of Canadian musical history will be preserved. – Gene Lees

 

20 juin 2018

Ceci est une vieille blague de musiciens de jazz : Q:Comment appelle-t-on un type qui sait jouer de l’accordéon mais qui Q un type qui sait jouer de l’accordéon mais qui ne le fait pas? R: Un gentleman.

Mais la vérité, c’est que l’accordéon est comme tous les autres instruments. Il n’est intéressant que lorsqu’il est bien joué.  Couramment associé aux musiques folkloriques d’Europe de l’Est, comme la polka, l’accordéon n’a été utilisé que très peu dans le jazz, sauf par une poignée de musiciens tel Art Van Damme qui est sans doute le plus connu; Ernie Felice, qui a enregistré avec Benny Goodman; le Belge Matt Mathews; et Pete Jolly, que l’on a entendu souvent avec Henry Mancini. J’ai toujours eu un penchant pour cet instrument, et le meilleur accordéoniste de jazz que j’ai jamais entendu fut sans contredit Gordie Fleming, d’ailleurs présent sur plusieurs des chansons ici. Et parmi les chanteuses, on retrouve Joanne Miller (née Lalonde), épouse de Gordie et mère de leur fi lle Heidi qui a produit cette compilation fascinante réunissant des interprètes qui se produisirent à Montréal entre 1953 et 1968.

Quel beau cadeau que cette compilation! À écouter à tout prix pour retrouver où découvrir Montréal entre 1953 et 1968, son swing et ses belles voix! – Dorothée Berryman

À l’époque, Gordie était l’un des jazzmen de Montréal les plus en vue. Au tout début de cette période, j’étais reporter pour le Montreal Star et je connaissais personnellement plusieurs d’entre eux, particulièrement Nick Ayoub, Al Baculis, Steve Garrick et Hal Gaylor, qui devait par la suite mettre le cap au Sud pour rejoindre le groupe de Chico Hamilton (et plus tard celui de Tony Bennett). Un autre montréalais, Guido Basso, membre du groupe de Buck Lacombe sur I’ll Take Romance, a également tenté sa chance aux États-Unis, mais en est revenu. Je pense que le premier musicien de jazz que j’ai rencontré à Montréal fut le charismatique Yvan Landry.  L’orchestre de Johnny Holmes, l’une des plus grandes formations de cette époque, régnait sur le monde du jazz big-band canadien, et jouait au Victoria Hall et sur la chaîne CBC. Au fi l du temps, et cet album en témoigne avec brio, de nombreux musiciens talentueux tels Oscar Peterson et Maynard Ferguson ont fait partie de l’orchestre de Holmes.

À cette époque cependant, je ne me rendais malheureusement pas compte à quel point Montréal regorgeait d’interprètes de talent. Je crois que la seule que j’ai dû entendre à ce moment-là fut Joanne Miller. Je dois donc admettre qu’il y avait beaucoup plus de voix talentueuses que je pouvais en connaître.  Ici à Montréal – et en fait, à travers le Canada – on avait toujours l’impression de vivre à l’ombre des Américains, et, dans une moindre mesure, des Britanniques. On ne se rendait pas compte de la richesse artistique de chez nous.

Et cette compilation nous montre à quel point nous avions tort! La compilation en elle-même est vraiment remarquable. Heidi l’a réalisée à partir d’enregistrements provenant de la CBC, de transcriptions, de «air-checks» et d’émissions de télé, et même pour un des morceaux, d’un bout d’essai. On perd toujours des pages de l’Histoire – Heidi Fleming a oeuvré pour qu’une part importante de l’histoire de la musique canadienne reste dans nos mémoires. – Gene Lees